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26/10/2013

1ère Conférence de RCA - Terre d’Espoir

Compte-rendu

Jessica ZIGUELE


Conférence de RCA - Terre d’Espoir

Organisée par Jessica ZIGUELE (avec le soutien de la Jeunesse Etudiante Chrétienne) le 12 octobre 2013

Salle Blanche de Saint Merry (76 Rue de la Verrerie, 75004 Paris)



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La Jeunesse Etudiante Chrétienne a donné l’opportunité à son service civique de double nationalité franco-centrafricaine, d’organiser une conférence pour présenter un autre visage de son pays la République Centrafricaine. Cette action qui s’inscrit dans sa réflexion sur la citoyenneté, a été l’occasion d’apporter des informations complémentaires à celles véhiculées via les médias et réseaux sociaux. Cette rencontre a eu lieu le 12 octobre 2013, à la salle blanche de l’Eglise St Merry. Plusieurs types de participants étaient présents, il y avait majoritairement des centrafricains mais aussi des associatifs ou simplement des français curieux de découvrir cet autre visage du Centrafrique.

La rencontre s’est scindée en trois parties : une présentation générale du Centrafrique, et une série de témoignages suivie d’un buffet Centrafricain. La première partie visant à resituer le contexte, a rappelé les grandes lignes de l’histoire et de la géopolitique de cet Etat en crise permettant de mieux comprendre son état actuel. Suivi en seconde partie du témoignage de trois représentants d’associations intervenants sur le terrain dont le but premier était de montrer un autre visage des initiatives centrafricaines : les différents intervenants ont partagé les motivations à la base de leurs engagements après avoir présentés leurs différentes actions.


« Histoire & Géopolitique de la RCA »

Cette partie a été présentée par Mr Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain- MLPC. A la tête du parti politique ayant le plus de militants en République Centrafricaine, il est venu présenter l’histoire et la géopolitique indissociables de la RCA.

Le Centrafrique fut progressivement une terre d’échange et de migration, puis une terre de peuples fuyant l’esclavagisme arabe, avant de devenir une colonie occidentale. Son père fondateur, Barthelemy BOGANDA qui voulait créer les « Etats Unis de l’Afrique Latine » mourra un an avant son indépendance le 13 août 1960. D’Abel GOUMBA à Michel DJOTODJIA, le Centrafrique verra défiler à sa tête plusieurs régimes dont la plupart s’installeront par la violence.

Après ce rappel, Mr ZIGUELE a tenté d’analyser les origines de la crise sécuritaire et humanitaire que traverse ce pays. Il a écarté l’hypothèse de l’héritage colonial et celui de l’absence de ressources naturelles, avant d’indiquer que cette situation désespérante résulte d’une conception patrimonialiste des dirigeants associée au choix de la population désabusée d’arrêter de vivre sa citoyenneté.

Face à ce constat aggravé par l’insécurité régnante, plusieurs actions concrètes telles que le déploiement de la MISCA et les différentes résolutions de l’ONU en faveur du Centrafrique redonnent de l’espoir.


Lire l'intervention de Martin ZIGUELE: 

http://pressinfos.ivoire-blog.com/archive/2013/10/14/intervention-de-martin-zuiguele-du-12-octobre-2013-432822.html


« RCA : Culture & Education »

Cette partie regroupe les témoignages de 3 centrafricains ayant des profils différents dont les interventions touchent plusieurs domaines : l’éducation, l’agriculture, l’emploi et la musique.

« Restaurer la dignité par l’éducation & le travail » animé par Up Generation

Flora DURANDEAU, Présidente de l’association « Up Generation » est économiste et manager confirmée au cours de ses différents postes dans la Finance au sein de grands groupes internationaux. Chrétienne engagée au sein de l’église « Christ Lumière des Nations », elle a présenté comment elle met cette triple casquette au service de son pays au travers de « Up Generation ».

« Up Generation », c’est l’œuvre d’hommes et de femmes chrétiens qui ne se contentent pas d’avoir une foi, mais qui par amour pour leur nation croient en l’avenir de la RCA. Le message que porte cette « génération debout » est que la restauration de la RCA est possible, et que son peuple en est le principal acteur. « Up Generation » travaille sur trois axes : l’éducation, la formation et la santé.

L’éducation vise à amener le peuple à avoir une vision optimiste de leur compétence, de leur capacité et de leur force de frappe. La formation qui s’inscrit dans la continuité, s’adresse à deux niveaux : former des techniciens et des leaders. « Up Generation » propose l’apprentissage de cœur de métiers, de professionnaliser ces savoir-faire dans le cadre de cycles courts dans divers secteurs (bâtiment, service à la personne, etc.). Elle équipe les leaders d’outils de management indispensables pour insuffler une dynamique de reconstruction. L’association projette par ailleurs, de construire un centre de santé, qui offrira des actions de préventions et de vaccinations, ainsi que tous services liés à la maternité.

 Up Generation aujourd’hui, c’est un titre foncier acquis à Bimbo, un plan déjà élaboré avec un cabinet d’architecte. Ce sont aussi des conférences-ateliers thématiques avec les femmes centrafricaines en tant que vecteurs clé du développement de leur Nation. L’association a besoin de partenaires pour que ce projet ambitieux prenne forme et donne un métier, un avenir aux milliers de jeunes centrafricains laissés sur le bord du chemin du développement.

« Musique : principal rond point d’évasion » animé par Dominique YANDOCKA

Dominique YANDOCKA est entrepreneur centrafricain, travaillant entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Il a partagé son engagement pour son pays, le

Centrafrique. Ses actions touchent deux domaines, la musique et l’agriculture.

Entre violence et chômage, la musique reste le principal portail d’évasion. Mr Yandocka qui est actif à l’international, a voulu promouvoir cette musique centrafricaine, en espérant qu’un jour la voix de ses artistes soit plus forte que l’image terne que renvoie son pays. Il a ainsi sponsorisé « BB Matou », l’une des plus grandes figures de la musique centrafricaine, puis d’autres artistes. Il a ensuite élargit son action en créant l’album « Yes we can ». Cet album a réuni plusieurs artistes de la région de l’Afrique Centrale, leur permettant ainsi de travailler tous ensemble.

Au-delà de cet investissement culturel, il emploie 92 personnes pour cultiver le manioc, aliment de base des Centrafricains dans la ville de Sibut, en République Centrafricaine. Il consacre 20 hectares sur les 63 qu’il possède pour sa production artisanale. Il projette de vendre sa récolte estimée à plus de 800 tonnes de tubercules à 10.000 Fcfa contre 15.000 Fcfa (prix du marché). Les prix des denrées n’étant pas régulées par l’Etat, tout commerçant est libre de fixer son prix, en vendant sa récolte un tiers moins cher. Il permet ainsi à des milliers de centrafricains d’économiser voir d’accéder à cette denrée vitale. Par cette initiative, il espère baisser le prix local du manioc.

 Son message aux centrafricains est de s’investir pour aider nos frères, en rappelant que chacun est capable d’agir dans son milieu. Il appelle les entrepreneurs à s’unir pour monter une plateforme d’entrepreneurs Centrafricains dans le but de sponsoriser et soutenir différents projets d’investissement centrafricains.

« Education des plus petits » animé par « Redonner l’Espoir »

Blaise Servais BABELET, Anthropologue, Théologien et Spécialiste de Gestion des Ressources Humaines, est actuellement Professeur à Paris. Il a exposé une activité de l’association « Redonner l’Espoir » dont il est le Président. Cette activité c’est une école maternelle à Bangui.

Les enfants sont les premiers affectés par la violence, au point où ce phénomène leur est devenu banal. En partenariat avec le Ministère des Affaires Sociales, « Redonner l’Espoir » a permis la scolarisation de 35 enfants. La maternelle de l’association met un accent tout particulier sur l’épanouissement des enfants, tentant ainsi de restaurer leur innocence éprouvée par une instabilité récurrente.

En parallèle, « Redonner l’Espoir » œuvre en faveur de la femme et lutte contre la faim et la propagation des maladies sexuellement transmissibles. L’association projette de créer un centre d’alphabétisation, d’éducation à la vie et d’apprentissage de métiers destinés aux femmes. Pour lutter contre la faim, elle veut soutenir les efforts de groupements agricoles villageois en leur prodiguant une formation et en leur fournissant les matériels adéquats. Concernant les maladies sexuellement transmissibles, elle compte soutenir les organisations tant nationales qu’internationales dans leurs campagnes de sensibilisations.

 La principale difficulté que rencontre l’association est l’incompréhension de la part des compatriotes. En effet, beaucoup restent persuadés que tout doit venir d’ailleurs, alors que la réalité veut que chacun s’engage en se retroussant les manches pour œuvrer en faveur d’un développement durable en R.C.A. « Redonner l’Espoir » serait heureux qu’on le soutienne pour agrandir les structures de l’école, acheter les matériels didactiques et payer les salaires des enseignants.

Au-delà de cette rencontre

Cette rencontre qui a réuni plus d’une cinquantaine de personnes a été l’occasion de présenter à ce public varié, trois initiatives centrafricaines encourageantes. Cela dit, lors de la préparation de cette conférence, j’ai rencontré plusieurs personnes qui portent des projets qui méritent de l’attention. C’est pour cette raison, que l’association « RCA - Terre d’Espoir » a été créée.

« RCA – Terre d’Espoir » a pour principal objectif de pérenniser cette action de promotion d’initiatives centrafricaines et d’entreprendre toutes actions nécessaires pour l’amélioration des conditions économiques et sociales de vie des Centrafricains. Elle est une plateforme qui mènera en plus des actions ponctuelles lors de célébrations importantes en République Centrafricaine telles que Noël ou la Fête des mères, pour récolter des dons qu’elle reversera aux centrafricains les plus défavorisés. Elle a aussi pour ambition d’initier et de soutenir des actions d’aide au développement économique en s’investissant dans des domaines aussi divers que la création de coopératives agricoles ou la construction de dispensaires.

 

22/10/2013

UNE CAMPAGNE A LA RENCONTRE DES MEDECINS

SOUTENEZ LA CAMPAGNE DE MÉDECINS SANS  FRONTIÈRE

WWW.AVECMSF.FR

Médecins SANS Frontières (MSF) lance une nouvelle campagne de mobilisation et d’appel aux dons en France avec un message direct : « Mais SANS vous nous ne pouvons être médecins SANS frontières !». Du 12 novembre au 31 décembre 2013, avec un événement de lancement, des spots sur les chaînes de télévision et sur les radios généralistes, des visuels dans la presse, de l’affichage et une forte présence sur Internet et les réseaux sociaux, MSF compte sur la générosité des Français. L’objectif : poursuivre ses actions d’urgence sur des terrains de conflits tels que la Syrie, la République Centrafricaine et ses engagements à long terme comme la lutte contre la malnutrition, le paludisme, la santé des femmes et le dispositif sanitaire en Haïti, l’association a besoin du soutien des donateurs.

Des médecins SANS, face à l’immensité des besoins

Par sa nouvelle campagne de mobilisation, Médecins SANS Frontières veut témoigner du travail sans limite que les médecins effectuent chaque jour avec cinq visuels qui nous introduisent dans la proximité de ce quotidien aux conditions extrêmes avec toujours la même qualité de soins :

« Nous sommes des médecins SANS retenue, SANS hésitation, SANS renoncement, SANS rendez-vous, SANS relâche…

Mais SANS vous nous ne pouvons être Médecins

SANS Frontières. »


Une campagne interactive sur www.avecmsf.fr

A partir du 12 novembre 2013, date de lancement de cette campagne, MSF appelle à la mobilisation et à une implication plus concrète des Français pour soutenir ses actions. Grâce au site Internet, www.avecmsf.fr, le donateur sera immergé au cœur de l’action des équipes de MSF à travers quatre portraits de médecins avec lesquels ils pourront échanger, vidéos, tchats, live tweets…, et qu’ils pourront soutenir.

Forte de son indépendance financière, MSF, grâce à l’ensemble de ses donateurs, a la capacité d’intervenir de manière autonome et de façon très réactive quel que soit le contexte.

Collecter davantage de fonds et recruter de nouveaux donateurs reste un défi permanent dans un contexte de crise qui peut parfois freiner la générosité.

Les dons donnent droit à une réduction d'impôt égale à 66% des versements effectués dans l'année, versements pris en compte dans la limite de 20% du revenu imposable global net.

Rendez-vous sur la page Thunderclap #AVECMSF :

https://www.thunderclap.it/projects/5165-avecmsf

 

Sur 100 euros collectés :

 90 euros sont directement affectés à la mission sociale de l’association

 10 euros se répartissent entre frais de fonctionnement et dépenses pour la collecte de fonds

MSF Paris / Samuel Hanryon

8, rue Saint-Sabin - 75011 Paris Tél. : 01 40 21 28 23 / samuel.hanryon@paris.msf.org www.msf.fr

17/10/2013

République Centrafricaine:La violence des combats atteint un niveau sans précédent



Une assistance humanitaire accrue doit être déployée de toute urgence

 
Paris - Bangui, le 16 octobre 2013 : Selon l’organisation médicale Médecins Sans Frontières (MSF), des dizaines de milliers de villageois ont fui une nouvelle vague d’attaques et d'exécutions sommaires - perpétrées tant par des groupes armés que par des forces gouvernementales - dans le nord-ouest du pays. Plus de 30 000 déplacés seraient sur Bossangoa et des milliers d’autres dans les environs. Ils vivent désormais tous dans des conditions précaires avec peu ou pas d’abris ni de sanitaires, ni de nourriture ni d’eau potable. MSF appelle tous les groupes armés à respecter la sécurité des civils, ainsi que du personnel médical et humanitaire. Elle exhorte également à déployer une aide d’urgence accrue dans la zone concernée.
 
‘’A Bossangoa, au cours du mois dernier, nous avons soigné plus de 60 personnes, la plupart de leurs blessures étaient dues à des armes à feux ou des coups de machette, parmi eux il y avait des femmes et des enfants’’, déclare Erna Rijinierse, chirurgienne à MSF. ‘’Plus de 80% des interventions chirurgicales que nous menons sont liées au conflit. Nous sommes très choqués par ce à quoi nous assistons : des villages brulés, des meurtres…’’ Ceux qui fuient ont désespérément besoin d’aide, mais aussi de la protection que peut leur apporter la présence d’organisations humanitaires.’’
 
De nombreux témoignages de violences liées aux divisions religieuses ont également été directement rapportés à MSF comme l’exécution - par des hommes armés - de huit personnes après qu’elles aient été séparées d´un groupe qui tentait de fuir à bord d’un camion, ou encore l’assassinat ciblé de deux hommes dans un village ce qui a incité nombre de villageois de la même confession à s’enfuir.
 
Dans ce climat de peur et de violence généralisées, les gens fuient dans la brousse ou bien se regroupent en quête de plus de sécurité. A Bossangoa, ils seraient 28 000 à avoir trouvé refuge au sein de la mission catholique, ce qui dépasse de très loin la capacité d’accueil du site. 1 200 personnes sont en ce moment regroupées dans un hôpital dont la moitié de l’enceinte a de fait été transformée en camp de fortune ; 1 000 vivent près d’une piste d’atterrissage et 400 autres se sont installées dans une école. Alors que la saison des pluies se poursuit, ceux qui vivent en brousse dont dangereusement exposés au risque de contracter le paludisme, première cause de mortalité en RCA.
 
Selon Ellen Van der Velden, chef de mission MSF en RCA, ‘’toutes ces personnes n’ont pas d’abris et dorment là où elles peuvent : dans les églises, les écoles ou sous les arbres. Ces familles vivent dans une grande promiscuité. Elles cuisinent, mangent, dorment, se lavent et font leurs besoins au même endroit. Ces conditions d’hygiène désastreuses accroissent de manière critique le risque d’épidémie. MSF est aujourd’hui l’une des seules ONG à travailler dans les zones du pays affectées par le conflit. Elle fournit des soins médicaux et chirurgicaux, un accès à l’eau potable et à l’hygiène, ainsi qu’un soutien nutritionnel. Mais une aide plus importante est nécessaire et doit être déployée de toute urgence.’’ Dans toutes ses structures médicales, MSF aide et soigne tous les patients, indépendamment de leur religion, affiliation politique ou autre.
 
Depuis le mois d’octobre, de violents et meurtriers affrontements ont été rapportés à Bouca et Garga, dans le nord-ouest, ainsi qu’à Mbaiki, dans le sud-ouest. Civils, comme personnels médicaux et travailleurs humanitaires ont tous été victimes de violences physiques. MSF a ainsi été directement témoin de l’exécution d’un personnel médical ainsi que de multiples attaques violentes à l’encontre du personnel humanitaire. A Bouca, l’organisation continue de porter secours à 400 familles vivant dans un site de regroupement depuis l’incendie de leurs maisons en septembre dernier. Si cette instabilité devait perdurer, l’accès aux soins pour les populations affectées par le conflit – et déjà rudement éprouvées – sera dangereusement compromis.


 
En savoir plus
 
La RCA a connu des décennies d’instabilité politico-militaire qui ont fait de ce pays, aujourd’hui,  un contexte d'urgence humanitaire et sanitaire chronique. Suite au coup d'Etat de mars dernier, la situation s'est encore détériorée. La Séléka, coalition rebelle à la tête du coup d’Etat de mars, est devenu le gouvernement “de facto” de la RCA. Les références faites aux "forces gouvernementales" dans ce communiqué se réfèrent à la Séléka, l’ex-Seleka ou à des groupes armés affiliées à celle-ci. Depuis début septembre, de violents et meurtriers affrontements entre divers groupes armés et forces gouvernementales ont eu lieu dans différentes zones du pays.
 
Le conflit exacerbe les besoins médicaux, déjà très importants avant, y compris dans les zones les plus stables du pays. Le système de santé souffre d'un manque chronique de personnels qualifiés et la RCA compte peu de structures de santé publiques en dehors de Bangui, la capitale. Les pénuries en médicaments essentiels sont fréquentes et beaucoup de Centrafricains n’ont pas les moyens de  payer les soins et traitements. Une grande partie de la population n'a pas accès aux soins, même de base, et les taux de mortalité en RCA sont au-dessus des seuils d'urgence.
 
MSF travaille en RCA depuis 1996. Actuellement, MSF mène sept programmes « réguliers » (à Paoua, Carnot, Zemio, Boguila, Kabo et Batangafo Ndélé) et a récemment initié des activités d'urgence à Bossangoa, Bouca Bria et Gadzi. A la fin de l'année 2012, 1 300 personnes travaillaient pour MSF dans le pays. Nous soignons tous les patients se présentant dans nos structures, indépendamment de leur âge, genre, appartenance religieuse, politique ou autre.