topblog Ivoire blogs

06/11/2018

Hommage à Sangaré

 

HOMMAGE À ABOU DRAHAMANE SANGARÉ

ÉTERNELLEMENT

Avril 2011, les forces françaises, sur injonction de Sarkozy, pilonnent la résidence du président Gbagbo. Du ciel, les hélicos de la forfaiture déversent un feu de la géhenne. A terre, les tanks de la déraison encerclent la résidence du président de la République de Côte d’Ivoire. A ses côtés, son ami de tous les jours. Qui n’a pas voulu l’abandonner. Son ami des jours heureux. Son ami des jours sombres. En effet, Abou Drahamane Sangaré a choisi, malgré le grand danger, de ne pas fuir. De mourir aux côtés de son frère. De son plus que frère. De son autre lui-même. Ou de survivre avec lui.

Les deux hommes s’en sortiront de l’enfer. Miraculeusement Mais ils sont faits prisonniers. Sur eux, est jeté « l’omniniant crachat » (Silence, on développe, Jean Marie Adé Adiaffi) de la haine.

Plus tard, l’un sera transféré à la prison néocoloniale de la Haye, tandis que l’autre sera embastillé dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Voilà que le destin vient de mettre fin, samedi 3 novembre, à un demi-siècle d’amitié. De foi. D’engagement. Les deux hommes, les deux amis ne se reverront jamais plus. La mort cruelle en a décidé ainsi, emportant sur ses ailes, « le gardien du temple », le plus que frère de Laurent Gbagbo. Celui que l’ancien chef d’Etat ivoirien se plaisait d’appeler son jumeau.

Sangaré est donc parti, à l’âge de 72 ans, emporté par la maladie. Une surprise pour tout le peuple de gauche, la grande famille du FPI, la classe politique ivoirienne. Seuls ses proches le savaient certainement malade. Mais jamais, il ne l’avait laissé paraître. Beaucoup dans son cas auraient choisi de mettre fin à leurs activités politiques pour s’occuper de leur santé. Mais il a choisi de se sacrifier sur l’autel de la libération, sur le chemin de la lutte pour démocratiser les mœurs politiques en Côte d’Ivoire.

Bien que malade, Sangaré n’a jamais accepté de baisser les bras. Il a continué de lutter pour que son « frère jumeau », injustement détenu, depuis la fin de la crise postélectorale, à la prison de la Haye, loin de la patrie qui l’a vu maître, recouvre la liberté. Il est donc mort dans le combat. Le combattant est mort, mais le combat n’est pour autant pas achevé.

Comme Morifiing Djan Diabaté, qui a suivi volontairement l’Almamy Samory Touré dans son exil forcé, creusé, de ses propres mains, sa tombe auprès de son ami, pour qu’après sa mort, on l’y enterre, alors même qu’il avait la possibilité de rentrer en Guinée, celui que Koua Justin appelle « l’âme du FPI » aura démontré, tout le long de sa vie ce qu’est l’amitié ; laissé à la postérité, ce qu’est la fidélité, ce qu’est la droiture, ce qu’est le sens de l’honneur.

Sangaré aura été fidèle à son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Sangaré aura été loyal envers son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Sangaré aura fait preuve d’engagement en faveur de son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Sangaré aura respecté le serment de ne jamais trahir son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Les mains traîtresses qui avaient assassiné Oumar Faye (Sembène Ousmane, O pays, mon beau peuple), pensant occire de la conscience collective son souvenir, s’étaient leurrées. De même, la mort traitresse qui a conduit chez Hadès « le gardien du temple » s’est elle aussi leurrée. Sangaré, bien que physiquement absent désormais du monde des vivants, continuera de vivre éternellement dans le cœur des militants FPI, continuera de vivre, éternellement dans le cœur des Ivoiriens, continuera de vivre éternellement dans le cœur des Africains. Éternellement.

Par Souleymane T. SENN

Avec Alexis Bayoro Gnagno Excellence Zadi Mamadou Traoré Senn Souleymane Souleymane Senn

#REZOPANACOM

Hommage à Sangaré

 

HOMMAGE À ABOU DRAHAMANE SANGARÉ

ÉTERNELLEMENT

Avril 2011, les forces françaises, sur injonction de Sarkozy, pilonnent la résidence du président Gbagbo. Du ciel, les hélicos de la forfaiture déversent un feu de la géhenne. A terre, les tanks de la déraison encerclent la résidence du président de la République de Côte d’Ivoire. A ses côtés, son ami de tous les jours. Qui n’a pas voulu l’abandonner. Son ami des jours heureux. Son ami des jours sombres. En effet, Abou Drahamane Sangaré a choisi, malgré le grand danger, de ne pas fuir. De mourir aux côtés de son frère. De son plus que frère. De son autre lui-même. Ou de survivre avec lui.

Les deux hommes s’en sortiront de l’enfer. Miraculeusement Mais ils sont faits prisonniers. Sur eux, est jeté « l’omniniant crachat » (Silence, on développe, Jean Marie Adé Adiaffi) de la haine.

Plus tard, l’un sera transféré à la prison néocoloniale de la Haye, tandis que l’autre sera embastillé dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Voilà que le destin vient de mettre fin, samedi 3 novembre, à un demi-siècle d’amitié. De foi. D’engagement. Les deux hommes, les deux amis ne se reverront jamais plus. La mort cruelle en a décidé ainsi, emportant sur ses ailes, « le gardien du temple », le plus que frère de Laurent Gbagbo. Celui que l’ancien chef d’Etat ivoirien se plaisait d’appeler son jumeau.

Sangaré est donc parti, à l’âge de 72 ans, emporté par la maladie. Une surprise pour tout le peuple de gauche, la grande famille du FPI, la classe politique ivoirienne. Seuls ses proches le savaient certainement malade. Mais jamais, il ne l’avait laissé paraître. Beaucoup dans son cas auraient choisi de mettre fin à leurs activités politiques pour s’occuper de leur santé. Mais il a choisi de se sacrifier sur l’autel de la libération, sur le chemin de la lutte pour démocratiser les mœurs politiques en Côte d’Ivoire.

Bien que malade, Sangaré n’a jamais accepté de baisser les bras. Il a continué de lutter pour que son « frère jumeau », injustement détenu, depuis la fin de la crise postélectorale, à la prison de la Haye, loin de la patrie qui l’a vu maître, recouvre la liberté. Il est donc mort dans le combat. Le combattant est mort, mais le combat n’est pour autant pas achevé.

Comme Morifiing Djan Diabaté, qui a suivi volontairement l’Almamy Samory Touré dans son exil forcé, creusé, de ses propres mains, sa tombe auprès de son ami, pour qu’après sa mort, on l’y enterre, alors même qu’il avait la possibilité de rentrer en Guinée, celui que Koua Justin appelle « l’âme du FPI » aura démontré, tout le long de sa vie ce qu’est l’amitié ; laissé à la postérité, ce qu’est la fidélité, ce qu’est la droiture, ce qu’est le sens de l’honneur.

Sangaré aura été fidèle à son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Sangaré aura été loyal envers son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Sangaré aura fait preuve d’engagement en faveur de son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Sangaré aura respecté le serment de ne jamais trahir son ami Gbagbo. Jusqu’au bout.

Les mains traîtresses qui avaient assassiné Oumar Faye (Sembène Ousmane, O pays, mon beau peuple), pensant occire de la conscience collective son souvenir, s’étaient leurrées. De même, la mort traitresse qui a conduit chez Hadès « le gardien du temple » s’est elle aussi leurrée. Sangaré, bien que physiquement absent désormais du monde des vivants, continuera de vivre éternellement dans le cœur des militants FPI, continuera de vivre, éternellement dans le cœur des Ivoiriens, continuera de vivre éternellement dans le cœur des Africains. Éternellement.

Par Souleymane T. SENN

Avec Alexis Bayoro Gnagno Excellence Zadi Mamadou Traoré Senn Souleymane Souleymane Senn

#REZOPANACOM

04/11/2018

Côte d'Ivoire : le FPI en deuil

FRONT POPULAIRE IVOIRIEN
Le Secrétariat Général
Front populaire ivoirien
Communiqué de presse
Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président du Front
populaire ivoirien (FPI), a le regret et la profonde douleur d’annoncer
aux militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, et à
l’ensemble du peuple de Côte d’Ivoire, le décès brutal de M. Abou
Drahamane Sangaré, Premier Vice-président et Président par intérim
du FPI, survenu le samedi 2 novembre 2018 à Abidjan.
En cette douloureuse circonstance, le Président Laurent Gbagbo et la
Direction du Parti s’inclinent et saluent avec déférence la mémoire de
l’illustre disparu. Ils adressent leurs condoléances les plus attristées
aux familles biologique et politique du camarade Sangaré ainsi qu’à
toute la Côte d’Ivoire.
Le Président Laurent Gbagbo appelle les militants du FPI et
l’ensemble du peuple ivoirien à une mobilisation exemplaire pour un
hommage mérité à ce digne fils de la Côte d’Ivoire.
Le Président Laurent Gbagbo informe, par la même occasion, que les
activités politiques du FPI sont suspendues jusqu’à la fin des
obsèques.
Fait à Abidjan, le 2 novembre 2018
Pour le FPI
Le Secrétaire général
Dr. Assoa Adou