topblog Ivoire blogs

29/01/2013

LE MEILLEUR DU FIFDA : FESTIVAL INTERNATIONAL DES FILMS DE LA DIASPORA AFRICAINE

Le meilleur du FIFDA (Festival International des Films de la Diaspora Africaine) est un ciné-club organisé par L’association Lovita et l’association Festival des Films de la Diaspora Africaine en collaboration avec le cinéma Action Christine.

L’Association Lovita est une association à but non lucratif qui œuvre pour la promotion du cinéma africain en Europe. Pour encourager les salles françaises à inclure les films africains dans leur programmation, l’association organise fréquemment des ciné-clubs en collaboration avec les réalisateurs ou les distributeurs de films africains.


FIFDA a été conçu et organisé par l’association Festival de Films de la Diaspora Africaine. Cette association à but non lucratif a un projet social et culturel dont l’objectif est d’élargir l’intérêt pour les cinémas d’Afrique et le cinéma de tous ceux qui, partout dans le monde, tracent leur origine en Afrique. Une distinction autant marquée dans la sélection de films qui incitent à poser un regard différent sur des œuvres s’intéressant aux cultures de l’Afrique et de la diaspora africaine, quelle que soit l’origine ou la nationalité du cinéaste

Face au succès des deux précédentes éditions qui se sont tenues à Paris en 2011 et en 2012 et pour satisfaire la forte demande du public, l’Association Festival de Films de la Diaspora Africaine s’associe avec l’association Lovita, pour organiser le ciné-club le meilleur du FIFDA.

 

Du 17 janvier au 20 juins 2013, les six meilleurs films issus de la programmation du FIFDA seront projetés au cinéma Action Christine

 

PROGRAMME

 

 

 

 
MUSULMAN (Mooz-Lum) de Qasim Basir (États-Unis, 2011)
Elevé par une famille musulmane orthodoxe, un jeune afro-américain découvre à travers sa nouvelle vie universitaire en campus un monde et une vie sociale qu’il n’avait jamais connu jusque-là. A la suite du 11 septembre, il doit faire face à son passé et prendre une des plus importantes décisions de sa vie.
Jeudi 17 janvier 2013 @ 20h 30

 

 

 

 
UNE FEMME PAS COMME LES AUTRES de Adboulaye Dao (Burkina Faso, 2009, 101mins, comédie en français)
Trompée dans son propre lit conjugal par un homme avec qui elle vit depuis sept ans, Mina dirigeante d'entreprise prospère, décide de prendre un deuxième mari. Le couple survivra t’il à cette épreuve ?
Jeudi 14 février 2013 @ 20h 30

 

 

 

 
UN SEUL PEUPLE (Wan Pipel) de Pim de la Parra (Surinam/Pays-Bas, 1976, néerlandais/hindi/)
Roy est un jeune noir surinamais qui étudie à Amsterdam. Quand il apprend que sa mère est mourante, il emprunte de l'argent à son amie néerlandaise et retourne dans son pays natal. Sur place, il scandalise tout le monde quand il entame une relation avec Rubia, une jeune hindou. Roy se retrouve face à un dilemme : rester avec Rubia au Suriname, ou retourner aux Pays-Bas.
Jeudi 21 mars 2013 @ 20h 30

 

 

 

 
Comment conquérir l'Amérique en une nuit de Dany Laferrière
(Canada/Haiti, 2004, 96mins, comédie, français)
Fraîchement arrivé à Montréal avec pour mission de conquérir l’Amérique en charmant une femme blonde, Gégé, jeune Haïtien dans la trentaine débarque chez Fanfan, son oncle casanier qui a troqué la poésie contre un bon vieux taxi. En l’espace d’une nuit qui se terminera de façon inattendue, Gégé et Fanfan, tenteront donc de conquérir... l’Amérique !
Jeudi 18 avril 2013 @ 20h 30

 

 

 

 
ASHAKARA de Gérard Louvin (Burkina Faso/Togo/Suisse/France, 1991, 90mins, drame, français)
Dodi, une guérisseuse des montagnes togolaises, possède un remède efficace contre une grave maladie. Son frère, le Dr Kara, médecin aussi brillant que têtu, veut produire le médicament à grande échelle en Afrique. Il devra se battre contre un trust européen qui distribue un produit concurrent, bien plus cher.
Jeudi 16 mai 2013 @ 20h 30

 

 

 

 
LA BANANE de Franck Belieu (Cameroun, 2011, documentaire, Français)
Ce documentaire expose l'impact négatif sur les communautés locales des agissements d’un gouvernement qui favorise les multinationales et leurs profits au détriment des populations locales qui subissent pauvreté, pollution et maladies liées à l’utilisation de dangereux pesticides.
Jeudi 20 juin 2013 @ 20h 30

28/01/2013

Addiction aux jeux : Joueurs Info Service, une aide personnalisée et interactive


Quand le jeu n’est plus un jeu : vers qui se tourner si un de ses proches est accro aux jeux ? A quel moment,


peut-on se considérer comme un joueur à risque ? Pour le joueur occasionnel ou le joueur excessif1, pour


l’entourage ou pour soi-même, les jeux de hasard suscitent de nombreuses questions. Si en France, un peu plus


d’une personne sur cinq joue régulièrement dans l’année, plus de 48 % des Français entre 18 et 75 ans déclarent


avoir joué de l’argent selon le Baromètre santé Inpes 20102. Impact financier, isolement, tendances suicidaires…


les conséquences d’une pratique excessive du jeu peuvent être graves, et parfois accentuées par la présence


d’autres addictions. C’est un sujet de préoccupation des pouvoirs publics. Aussi, ADALIS (Addictions Drogues


Alcool Info Service) et l’Inpes lancent un nouveau portail interactif d’information et d’aide personnalisée sur les


jeux liés à l’argent.


Addiction aux jeux : les hommes plus concernés que les femmes


Jouer est en général un loisir, une passion, une source d’excitation ou de détente. Mais avec les jeux d’argent et de


hasard, quand le rythme s’accélère, quand on commence à perdre des sommes importantes, on peut se demander si le


jeu reste un loisir ou s’il devient un problème voire une dépendance. En France, selon les résultats du Baromètre santé


Inpes 2010, on peut estimer que 0,9 % des individus (400 000 personnes) présentent un risque modéré et que 0,4 % sont


des joueurs excessifs (200 000 personnes), soit 1,3 % de joueurs dits problématiques.


Le jeu excessif se retrouve plus souvent chez les moins de 34 ans et les personnes ayant de faibles revenus. En France,


76 % des joueurs excessifs sont des hommes, 84 % ont entre 25 et 54 ans, 58 % déclarent un revenu mensuel


inférieur à 1 100 euros et la grande majorité vit en ville. Les montants joués augmentent fortement avec le niveau de


risque du joueur. La part de joueurs misant plus de 1500 euros par an concerne 3 % des joueurs sans problème, 10% des


joueurs à risque faible3, 23 % des joueurs à risque modéré pour atteindre 48 % des joueurs excessifs.


Internet change la donne pour les joueurs


En France, la loi du 12 mai 2010 a ouvert et organisé le jeu d’argent et de hasard sur Internet. Neuf mois après, l’offre


légale de jeu sur Internet a généré 2,6 millions de comptes de joueurs actifs4 et 595 millions d’euros de mises (ARJEL


2011). Selon le Baromètre santé Inpes 2010, réalisé juste avant la légalisation des jeux sur Internet, un peu moins d’un


joueur actif sur dix (9,1 %) déclarait s’y être adonné. Ces joueurs actifs en ligne au moment de l’enquête étaient âgés de


moins de 35 ans (45,1 %) pour près de la moitié d’entre eux, et étaient huit fois sur 10 des hommes (81,6 %). L’étude


constate que les jeux sur Internet sont plus fréquemment pratiqués par les joueurs excessifs. Ainsi, ces derniers


déclarent y jouer en moyenne 179 fois par an contre 90 pour les joueurs à faibles risques ou 70 pour les joueurs à


risques modérés.


Le constat d’un réel besoin d’information et de conseils pour les joueurs et l’entourage


Jouer, s’isoler des autres, rejouer en pensant récupérer sa mise… Plus la dépendance aux jeux s’installe, plus elle a


d’impact sur la vie des joueurs et celle de leur entourage. Les conséquences sont diverses et les solutions pas toujours


évidentes. Vers qui se tourner ? La ligne d’écoute téléphonique « Joueurs Info Service » (09 74 75 13 13, appel non


surtaxé) a été créée dans le but d’apporter une aide à ces personnes. Depuis sa création en juin 2010, elle a déjà


traité plus de 32 000 appels.


En 2011, 69 % des joueurs et près de la moitié de l’entourage appelant étaient âgés entre 20 et 49 ans. La majorité


des appels des proches provient du conjoint(e) (38 %) et des parents (26 %).


Le motif des appels est varié : 43 % des joueurs abordent leur pratique de jeux, 36 % questionnent sur les modalités de


l’arrêt. Les aspects sociaux, essentiellement liés aux problèmes financiers viennent en 3ème position avec 20 % des


appels. Pour l’entourage le premier besoin est celui de parler de la pratique du jeu de leur proche, savoir quelle


attitude adopter, comment faire face au déni éventuel, agir avant le pire. Ces problématiques représentent 71 %


des appels. Les aspects relationnels sont aussi une thématique beaucoup plus exprimée par l’entourage que par les


joueurs avec 51 % des appels contre 14% pour les joueurs.


1 Joueur excessif : joueur répondant à des critères indiquant qu’il est en grande difficulté par rapport à sa conduite de jeu.


2 Source Baromètre santé Inpes 2010


3 Joueur à risque faible : joueur ayant peu de chance de se trouver en difficulté par rapport à sa conduite de jeu


4 Joueur actif : a joué au moins 52 fois et/ ou a misé au moins 500 euros au cours des 12 derniers mois.


Joueurs Info Service : une aide personnalisée et une entraide interactives pour les joueurs et l’entourage


L’Inpes et ADALIS lancent un nouveau site à destination des joueurs et de leur entourage, en complément de la ligne


d’écoute Joueurs Info Service. Car avec l’autorisation des jeux en ligne sur Internet, il est aussi important de pouvoir être


au plus proche des joueurs en ligne. « Aujourd’hui, un dispositif d’aide à distance ne peut en effet se concevoir sans son


volet internet. Il nous faut diffuser de l’information et proposer notre aide via ce média prédominant, et ainsi toucher un


public qui ne téléphone pas facilement et se sent plus à l’aise avec l’échange en ligne » explique Véronique Bony,


directrice générale d’ADALIS.


 


Le contenu du site a été rédigé dans le but de répondre aux


questions que se posent les joueurs et leur entourage.


Comment limiter ma pratique de jeu ? Comment gérer mes


problèmes d’argent ? Comment préserver mes finances ?


Que faire pour l’aider ? Le site délivre des conseils pratiques


et juridiques, et oriente les internautes vers des


professionnels à l’aide d’un annuaire de 3 000 structures


spécialisées en addictologie. « Les jeux de hasard peuvent


donner lieu à une vraie addiction et nécessitent à ce titre un


dispositif de soutien tout comme les autres drogues. Les


joueurs sont nombreux à se poser des questions, sur leur


pratique du jeu, certains sont dans des situations


économiques ou sociales critiques : ils ont vidé leur compte


en banque, hypothéqué leur maison… » commente le Dr


Thanh Le Luong, directrice générale de l’Inpes.


 


Un site dédié à tous


Le site s’adresse aux joueurs, à l’entourage et à toute personne ayant des questions sur l’addiction aux jeux. A travers ses


différentes rubriques, le site aide à comprendre l’univers du jeu, sa définition, ses mécanismes. Il apporte un éclairage sur


l’attraction qu’exerce les jeux d’argent et de hasard. Pour les joueurs et l’entourage, le site aborde les problématiques


qu’ils peuvent rencontrer et propose un moteur de recherche permettant de trouver la structure adaptée à leur besoin


dans leur département : suivi individuel, groupe de paroles, soutien de l’entourage sont ainsi proposés dans certains


Centres de Soins d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) formés à la prise en charge de la


dépendance au jeu.


Un site à vocation interactive centré sur l’aide


Au-delà de sa vocation informative, Joueurs Info Service propose une véritable aide personnalisée aux Internautes.


A travers la rubrique « vos questions, nos réponses », le module de chat individuel et le service de rappel via Internet,


chaque internaute peut obtenir une réponse personnalisée à ses questions et échanger en privé avec un écoutant de la


ligne Joueurs info service.


La mise à disposition d’espaces publics de discussion tels que les forums ou les chats collectifs et la possibilité de


déposer un témoignage ou de contribuer aux contenus du site en proposant un article, un thème de chat collectif, un fil de


discussion ou en réagissant aux contributions des autres internautes valorisent l’expérience, les connaissances et les


savoirs faire des internautes.


Si le site est avant tout centré sur l’aide, il permet aussi à l’internaute d’être acteur et de favoriser l’entraide.


Pour voir le site : www.joueurs-info-service.fr