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07/02/2013

Accord mineur sur les dépassements d’honoraires. Les représentants des usagers exclus, et déçus.

L’accord historique que nous attendions sur les dépassements d’honoraires avait déjà douché nos attentes. Et la Commission Paritaire Nationale vient tout juste de nous rappeler la justesse de l’adage selon lequel rien ne peut être fait pour nous, sans nous, usagers.

 

Pourquoi ? Parce qu’elle vient de préciser, comme le préambule de l’avenant 8 le prévoyait, les « critères de sélection » des médecins passibles de sanctions conventionnelles pour « pratiques tarifaires excessives ». Et que ces éléments édulcorent un dispositif d’encadrement des dépassements d’honoraires que les négociations antérieures avaient déjà largement tamisé.

Un véritable permis d’abuser

Au titre des indicateurs à prendre en compte : le taux de dépassement à 150% (2,5 fois le tarif sécu). Rappelons qu’il ne s’agit que d’un « repère » et que, par définition, il ne constitue pas un maximum autorisé.

Ce taux est en outre une « moyenne » examinée « sur une période » indéterminée. Autrement dit, cette « limite », au mieux, équilibrera le global des dépassements d’honoraires mais ne permettra pas de sanctionner les plus élevés d’entre eux qui pourront être contrebalancés par l’exonération de dépassements au profit des bénéficiaires de la CMU-c et de l’ACS notamment.

Un bonus au dépassement pour les plus gourmands, parmi les territoires en surdensité médicale

Et pour ajouter un peu de flexibilité à la souplesse, l’appréciation d’une pratique tarifaire excessive pourra être adaptée à la hausse pour Paris (où 20% des médecins pratiquent des honoraires supérieurs à 150%), les Hauts-de-Seine et le Rhône.

Comme il est intéressant de ratifier des dépassements plus élevés là où les médecins, intensivement massés, pratiquent les tarifs les plus exorbitants. La fausse bonne idée par excellence, qui ne fera que pousser à l’aggravation de la mauvaise répartition des médecins sur le territoire… toujours plus délétère pour l’accès aux soins des populations et si onéreuse pour l’ensemble de la collectivité.

La mise en place immédiate de l'observatoire

Via leur présence dans les Commissions Paritaires Régionales chargées de sanctionner les pratiques tarifaires excessives qui pourraient malgré tout être identifiées par les CPAM, certains syndicats médicaux annoncent déjà qu’ils vont faire obstacle à leur fonctionnement pour y bloquer toute possibilité de sanction. Nous demandons donc la mise en place immédiate de l’observatoire des dépassements d’honoraires, dont il serait inadmissible que les représentants des usagers ne soient pas membres, afin de pouvoir objectivement confronter le décalage entre les pratiques constatées et l’absence de sanction prévisible et annoncée.

Mais peut-être craint-on la transparence, et donc la présence des premiers intéressés : les usagers, tant au sein des Commissions paritaires que de l’Observatoire ?

Don du sang

Campagne  étudiante EFS

L’Etablissement français du sang mobilise le monde étudiant pour le don de sang Le 11 février, l’Etablissement français du sang lance une campagne pour mobiliser les étudiants et les inciter à donner leur sang. Deux temps forts seront initiés en février/mars et octobre/novembre pour cette campagne dont le slogan est « On est plus qu’amis, on est donneurs de sang :-)) ». De nombreuses collectes seront organisées sur les campus des universités, dans les écoles d’enseignement supérieur et les lycées.


En 2011, 21 % des donneurs de sang étaient âgés de 18 à 24 ans. Cette cible jeune représente un potentiel important, plus de 5 millions de personnes ayant entre 18 et 24 ans en France, soit près de 10 % de la population. L’objectif de cette campagne est de rappeler l’importance de donner son sang et de faire connaître les lieux où l’on peut donner.

Le don de sang est un geste qui a du sens pour les 18-24 ans. Il est considéré comme un premier acte de citoyenneté et un geste utile. Aussi, un plan media a été conçu afin de capter cette cible particulière. Un partenariat media a été retenu avec les antennes de NRJ (radio, web app, site mobile, site internet). L’EFS est également présent sur les réseaux sociaux, médias plébiscités par les moins de 24 ans, et a lancé l’application « Sauvez des vies » sur Facebook. A découvrir sur la page officielle de l’Etablissement français du sang.

Etude « étudiants et don de sang »

Pour mieux connaître le public étudiant, l’EFS a lancé en mars 2012, en partenariat avec l’ISPED-Université Bordeaux 2 Segalen et le SIUMPS-Bordeaux, une enquête nationale.

L’objectif était de mieux cerner les connaissances des étudiants sur le don de sang et ce qu’ils attendaient de l’EFS.

- Plus de 8 000 étudiants ont répondu à cette enquête en ligne - 63.7% des répondants étaient des donneurs

- La première motivation au don est de se sentir utile et de faire un acte solidaire
- Les principaux freins invoqués pour ne pas aller donner ou redonner : peur du malaise, se sentir fatigué, une attente parfois un peu longue.
- Les principales motivations pour continuer à donner : se sentir utile, un accueil chaleureux de l’EFS, faire un geste simple qui sauve des vies.

A savoir :

- 1 million de malades soignés chaque année grâce au don de sang.

- 10 000 dons nécessaires chaque jour.

- 3 millions de dons en 2011.

- Les femmes peuvent faire jusqu’à 4 dons de sang total par an, les hommes 6.

- Se présenter avec sa carte d’identité si c’est un premier don et ne pas venir à jeun.

- Pour connaître les lieux de collecte proches de chez vous, rendez-vous surwww.dondusang.net

L' HAS définit les bonnes pratiques pour développer des programmes de simulation en santé

Après avoir publié en 2012 un état des lieux de la simulation en santé*, la Haute Autorité de Santé (HAS) poursuit son engagement dans ce domaine afin de permettre aux professionnels de santé de le développer et de le structurer. Pour cela, elle publie aujourd'hui un guide de bonnes pratiques à destination des équipes qui souhaitent utiliser la simulation pour renforcer la sécurité du patient et la gestion des risques.

 

En janvier 2012, saisis par la HAS, le Pr Jean-Claude Granry et le Dr Marie-Christine Moll ont rendu un rapport dans lequel ils dressaient un état des lieux des initiatives existantes en matière de simulation en santé. Leurs principaux constats - retard français dans son développement, équipements insuffisants, manque d'harmonisation des pratiques mais également le caractère pertinent de cette méthode pédagogique, nécessité de définir des règles de bonnes pratiques - ont conduit les auteurs et la HAS à formuler des propositions pour favoriser son déploiement, notamment dans le cadre du développement professionnel continu (DPC). La HAS avait alors annoncé son intention de proposer des règles de bonnes pratiques pour développer des programmes de simulation en santé.


Un guide de bonnes pratiques à l'usage de ceux qui veulent concevoir des programmes de simulation Le guide publié par la HAS, élaboré avec un groupe de travail multiprofessionnel et multidisciplinaire,
s'adresse aux structures et organisations professionnelles et institutionnelles souhaitant mettre en œuvre et proposer des programmes de simulation aux professionnels de santé. Il traite de l'ensemble des aspects de la simulation en santé :
- La simulation est une méthode pédagogique qui doit être intégrée dans un programme conçu selon quatre phases : analyse de la situation, conception, mise en place et évaluation du programme.
- Quelle que soit l'infrastructure qui organise des programmes de simulation (centres de simulation, simulation in situ, ateliers délocalisés), elle doit suivre des règles de bonnes pratiques en matière d'organisation (gouvernance, comité pédagogique, gestion financière et ressources humaines, déontologie et management de la qualité, etc.).
- La recherche est une des activités importantes des centres de simulation et doit à ce titre être encouragée.
- L'évaluation est indispensable à un processus de formation, d'analyse des pratiques ou de recherche par simulation et doit s'appliquer aux apprenants, aux formateurs, aux programmes de simulation proposés et à l'organisation dans son ensemble.

Le débriefing, étape clé de la séance de simulation Les programmes de simulation peuvent comporter une ou plusieurs sessions de simulation, qui chacune pourront comporter plusieurs séances. Chaque séance se déroule en trois phases distinctes : le briefing, qui permet au formateur de préciser le cadre de la séance et ses objectifs précis, le déroulement du scénario de simulation lui-même et enfin le débriefing, temps essentiel pendant lequel le formateur fait part, en particulier, de son retour à l'apprenant. C'est le temps majeur d'apprentissage et de réflexion de la séance de simulation.

Développement professionnel continu Les programmes de simulation peuvent être mis en œuvre aussi bien dans le cadre de la formation initiale, de la formation continue ou du développement professionnel continu (DPC).
Dans le cas du DPC, ils doivent nécessairement intégrer des objectifs de formation et d'analyse des pratiques et comporter des propositions d'actions d'amélioration. La HAS publie également une fiche technique méthode qui décrit la participation des professionnels à une session de simulation dans le cadre d'un programme de DPC.
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La simulation en santé correspond « à l'utilisation d'un matériel (comme un mannequin ou un simulateur procédural), de la réalité virtuelle ou d'un patient standardisé, pour reproduire des situations ou des environnements de soins, pour enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et permettre de répéter des processus, des situations cliniques ou des prises de décision par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels. ».

Consultez les documents en ligne sur  www.has-sante.fr