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25/11/2013

HAITI: Rendez-vous le 27 novembre 2013 à 14H sur le parvis Montparnasse

 

RENDEZ-VOUS
Mercredi 27 novembre à 14h

 

 

Sur le Parvis Montparnasse
Pour une grande "chaîne humaine"

 

 
autour de la maison-témoin pour Haïti.Faites passer le message pic.twitter.com/N3nu1njN18

 

 

Contact :@EMaville

 


 

 


 

 

 

 

 

 

17/10/2013

République Centrafricaine:La violence des combats atteint un niveau sans précédent



Une assistance humanitaire accrue doit être déployée de toute urgence

 
Paris - Bangui, le 16 octobre 2013 : Selon l’organisation médicale Médecins Sans Frontières (MSF), des dizaines de milliers de villageois ont fui une nouvelle vague d’attaques et d'exécutions sommaires - perpétrées tant par des groupes armés que par des forces gouvernementales - dans le nord-ouest du pays. Plus de 30 000 déplacés seraient sur Bossangoa et des milliers d’autres dans les environs. Ils vivent désormais tous dans des conditions précaires avec peu ou pas d’abris ni de sanitaires, ni de nourriture ni d’eau potable. MSF appelle tous les groupes armés à respecter la sécurité des civils, ainsi que du personnel médical et humanitaire. Elle exhorte également à déployer une aide d’urgence accrue dans la zone concernée.
 
‘’A Bossangoa, au cours du mois dernier, nous avons soigné plus de 60 personnes, la plupart de leurs blessures étaient dues à des armes à feux ou des coups de machette, parmi eux il y avait des femmes et des enfants’’, déclare Erna Rijinierse, chirurgienne à MSF. ‘’Plus de 80% des interventions chirurgicales que nous menons sont liées au conflit. Nous sommes très choqués par ce à quoi nous assistons : des villages brulés, des meurtres…’’ Ceux qui fuient ont désespérément besoin d’aide, mais aussi de la protection que peut leur apporter la présence d’organisations humanitaires.’’
 
De nombreux témoignages de violences liées aux divisions religieuses ont également été directement rapportés à MSF comme l’exécution - par des hommes armés - de huit personnes après qu’elles aient été séparées d´un groupe qui tentait de fuir à bord d’un camion, ou encore l’assassinat ciblé de deux hommes dans un village ce qui a incité nombre de villageois de la même confession à s’enfuir.
 
Dans ce climat de peur et de violence généralisées, les gens fuient dans la brousse ou bien se regroupent en quête de plus de sécurité. A Bossangoa, ils seraient 28 000 à avoir trouvé refuge au sein de la mission catholique, ce qui dépasse de très loin la capacité d’accueil du site. 1 200 personnes sont en ce moment regroupées dans un hôpital dont la moitié de l’enceinte a de fait été transformée en camp de fortune ; 1 000 vivent près d’une piste d’atterrissage et 400 autres se sont installées dans une école. Alors que la saison des pluies se poursuit, ceux qui vivent en brousse dont dangereusement exposés au risque de contracter le paludisme, première cause de mortalité en RCA.
 
Selon Ellen Van der Velden, chef de mission MSF en RCA, ‘’toutes ces personnes n’ont pas d’abris et dorment là où elles peuvent : dans les églises, les écoles ou sous les arbres. Ces familles vivent dans une grande promiscuité. Elles cuisinent, mangent, dorment, se lavent et font leurs besoins au même endroit. Ces conditions d’hygiène désastreuses accroissent de manière critique le risque d’épidémie. MSF est aujourd’hui l’une des seules ONG à travailler dans les zones du pays affectées par le conflit. Elle fournit des soins médicaux et chirurgicaux, un accès à l’eau potable et à l’hygiène, ainsi qu’un soutien nutritionnel. Mais une aide plus importante est nécessaire et doit être déployée de toute urgence.’’ Dans toutes ses structures médicales, MSF aide et soigne tous les patients, indépendamment de leur religion, affiliation politique ou autre.
 
Depuis le mois d’octobre, de violents et meurtriers affrontements ont été rapportés à Bouca et Garga, dans le nord-ouest, ainsi qu’à Mbaiki, dans le sud-ouest. Civils, comme personnels médicaux et travailleurs humanitaires ont tous été victimes de violences physiques. MSF a ainsi été directement témoin de l’exécution d’un personnel médical ainsi que de multiples attaques violentes à l’encontre du personnel humanitaire. A Bouca, l’organisation continue de porter secours à 400 familles vivant dans un site de regroupement depuis l’incendie de leurs maisons en septembre dernier. Si cette instabilité devait perdurer, l’accès aux soins pour les populations affectées par le conflit – et déjà rudement éprouvées – sera dangereusement compromis.


 
En savoir plus
 
La RCA a connu des décennies d’instabilité politico-militaire qui ont fait de ce pays, aujourd’hui,  un contexte d'urgence humanitaire et sanitaire chronique. Suite au coup d'Etat de mars dernier, la situation s'est encore détériorée. La Séléka, coalition rebelle à la tête du coup d’Etat de mars, est devenu le gouvernement “de facto” de la RCA. Les références faites aux "forces gouvernementales" dans ce communiqué se réfèrent à la Séléka, l’ex-Seleka ou à des groupes armés affiliées à celle-ci. Depuis début septembre, de violents et meurtriers affrontements entre divers groupes armés et forces gouvernementales ont eu lieu dans différentes zones du pays.
 
Le conflit exacerbe les besoins médicaux, déjà très importants avant, y compris dans les zones les plus stables du pays. Le système de santé souffre d'un manque chronique de personnels qualifiés et la RCA compte peu de structures de santé publiques en dehors de Bangui, la capitale. Les pénuries en médicaments essentiels sont fréquentes et beaucoup de Centrafricains n’ont pas les moyens de  payer les soins et traitements. Une grande partie de la population n'a pas accès aux soins, même de base, et les taux de mortalité en RCA sont au-dessus des seuils d'urgence.
 
MSF travaille en RCA depuis 1996. Actuellement, MSF mène sept programmes « réguliers » (à Paoua, Carnot, Zemio, Boguila, Kabo et Batangafo Ndélé) et a récemment initié des activités d'urgence à Bossangoa, Bouca Bria et Gadzi. A la fin de l'année 2012, 1 300 personnes travaillaient pour MSF dans le pays. Nous soignons tous les patients se présentant dans nos structures, indépendamment de leur âge, genre, appartenance religieuse, politique ou autre.
 

12/09/2013

Cardiologie pédiatrique : Mécénat Chirurgie Cardiaque a formé une centaine de médecins francophones

Depuis 2006, Mécénat Chirurgie Cardiaque a formé, en cardiologie pédiatrique, une centaine de médecins francophones originaires des pays d’où viennent les enfants opérés par l’Association.


Chaque année, une dizaine de médecins bénéficient - pendant un mois - de cours en cardiopédiatrie dispensés par l’Association pour leur permettre de poser un diagnostic plus précis sur les enfants malades, de gérer le suivi des patients opérés et de diffuser leurs connaissances auprès de leurs confrères. La formation est menée conjointement par le Professeur Francine Leca - co-fondatrice et présidente de Mécénat Chirurgie Cardiaque - et par le Professeur Jean Kachaner, directeur de la formation et spécialiste en cardiopédiatrie.

Une formation intensive d’un mois

Chaque année, des médecins étrangers sélectionnés suivent, pendant un mois, des cours théoriques tels que l‘étude des différentes cardiopathies ainsi que des cours pratiques (étude de dossiers d’enfants opérés, cours d’échographie…) dispensés par des cardiopédiatres de renom.
« En venant en France, ces médecins reçoivent un enseignement qui n’est donné nulle part ailleurs.

Grâce aux nouvelles connaissances acquises au cours de la formation, ces pédiatres et cardiologues sont capables de réaliser un diagnostic précis, de sélectionner les bons candidats pour les interventions en France et d’assurer leur suivi à leur retour. Au cours de ce séminaire, nous avons le temps de nous adresser à chacun des médecins francophones ce qui est à mon sens d’une grande efficacité pédagogique » explique le Pr Jean Kachaner, directeur de la formation de l’Association.

Une expérience unique pour les médecins étrangers

Depuis 2006, des médecins généralistes et spécialistes principalement issus d’Afrique Subsaharienne, d’Afrique du Nord, d’Asie, du Moyen-Orient ainsi que des îles comme les Comores, Haïti et la République Dominicaine ont pu venir en France parfaire leurs connaissances en cardiologie pédiatrique. Le Docteur Patrick Charles, pédiatre à Haïti, est le 100ème médecin francophone à être formé par Mécénat Chirurgie Cardiaque. « J’ai toujours été intéressé par la cardiologie pédiatrique mais il me manquait beaucoup de connaissances pour la pratiquer. Mécénat Chirurgie Cardiaque me donne l’opportunité de me former sur ce sujet et j’en suis vraiment heureux et reconnaissant. Cette formation répond à mes besoins car elle prend en considération mes moyens qui s’avèrent limités sur place ; je pourrai ainsi à l’avenir poser un diagnostic assez précis sur certaines pathologies cardiaques et assurer convenablement le suivi post-opératoire des enfants » témoigne-t-il.


Un point de vue que partage le Pr Francine Leca : « nous nous rendons compte que depuis 8 ans que la formation existe, les choses ont évolué dans tous les pays desquels viennent nos candidats. Le diagnostic est mieux posé, les dossiers sont bien étudiés et les enfants opérés sont correctement suivis à leur retour. Ce projet de former des médecins étrangers est extrêmement positif ».

Nouveau :

retrouvez l’ensemble des témoignages du Pr Leca, du Pr Kachaner, de Patrice Roynette et des derniers médecins formés par Mécénat Chirurgie Cardiaque sur une web Tv sur le site: http://www.webtvmecenat.com/


A propos de Mécénat Chirurgie Cardiaque
Dans le monde, près de 1 enfant sur 100 naît avec une malformation du coeur. Mécénat Chirurgie Cardiaque permet à des enfants atteints de malformations cardiaques et venant de pays défavorisés de se faire opérer en France lorsque cela est impossible chez eux faute de moyens techniques ou financiers (12 000 euros pour soigner un enfant). Hébergés par des familles d'accueil bénévoles et opérés dans onze hôpitaux en France (Angers, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Paris, Strasbourg, Toulouse et Tours), plus de 2 000 enfants ont été pris en charge depuis la création de l'Association en 1996. Ce projet de formation des médecins étrangers a pu voir le jour grâce au soutien de St. Jude Médical France. Les médecins, quant à eux, sont hébergés gracieusement par les Apart'hotels Citadines durant le mois de formation.
Dons et informations : www.mecenat-cardiaque.org - 01 49 24 02 02.