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17/10/2013

Médecins sans frontière à propos de la Somalie

Les prises de parole publiques MSF expliquées au grand public

 

 

Un site internet pédagogique fait le récit de la construction des prises de parole publiques de MSF. Première étude de cas : La Somalie au début des années 1990.

 

Paris, le 3 Octobre 2013 - Médecins Sans Frontières lance aujourd’hui un nouveau site internet (www.speakingout.msf.org) qui donne un aperçu sans précédent des mécanismes de décision ayant mené aux prises de parole de l’organisation lors des crises humanitaires clés qui ont marqué les 40 dernières années.

 

La première étude de cas mise en ligne  analyse l'expérience de MSF en Somalie au début des années 1990. Intitulée Somalie 1992-1993: Guerre civile, alerte à la famine et intervention «militaro-humanitaire» de l'ONU, elle propose une réflexion sur le positionnement public de l'organisation en réponse aux défis opérationnels complexes posés aux déploiements d’une action humanitaire indépendante. Parmi ces défis : le développement de la communication publique et du plaidoyer dans un contexte de guerre civile intense, l’inadaptation de la capacité de réponse à l’ampleur de la crise ; les dérives de l’intervention militaro-humanitaire des forces de maintien de la paix des Nations Unies et des Etats-Unis.

 

La publication de la première étude de cas intervient quelques semaines après la décision de MSF, en août 2013, de se retirer de la Somalie après 22 ans de présence. Ce retrait a été motivé par une série  d’agressions extrêmement graves sur les équipes, assassinats, enlèvements et attaques que les groupes armés et les autorités civiles ont tolérées voire soutenu. Ce retrait fait écho à la décision prise par MSF en 1993 de quitter temporairement la Somalie, en raison des dérives de l’opération militaro-humanitaire et de l'incapacité des autorités et des Nations Unies d’assurer la sécurité des humanitaires.

 

Selon le Dr Joanne Liu, présidente de MSF international : "La Somalie au début des années 1990 a marqué un tournant pour MSF. Pour la première fois, nous avons été obligés d'embaucher des gardes armés, et pour la première fois, la communauté internationale a eu recours à une force militaire pour protéger les convois d'aide et les humanitaires contre les pillards. En conséquence, la sécurité et l'indépendance de MSF ont été complètement remises en cause."

 

L'étude de cas décrit les difficultés et les dilemmes auxquels a été confrontée MSF, résolument déterminée à venir en aide à la population somalienne, pendant les premières années de la guerre civile. Étant l'une des rares organisations médicales présentes en Somalie au cours de la première année de la crise, MSF a  largement participé à alerter l’opinion publique internationale sur la gravité de la situation dans le pays.

 

L'étude documente aussi la décision de MSF de questionner les règles d’engagement des forces de maintien de la paix, auteurs de dérives violentes, ainsi que les conséquences politiques et opérationnelles qui en ont découlé.

 

Il s’agit de la première des dix études rétrospectives qui seront progressivement mises en ligne sur le site dans l’année à venir.

 

Celles-ci documentent les réflexions internes de MSF sur les crises qui l’ont poussé  à prendre une position publique, telles que les transferts forcés de population lors de la famine en Ethiopie en 1985 ou le génocide des Rwandais tutsis en 1994. Elles témoignent des dynamiques de la réponse humanitaire de MSF face aux dilemmes soulevés lors de chacune de ces crises.

 

Chaque étude de cas est composée d’un montage de documents (correspondance et documentation interne à MSF, extraits d’articles de presse écrite et audiovisuelle, etc.) et d’entretiens approfondis avec des volontaires MSF sur le terrain et les responsables du siège à l’époque.

 

"A MSF, nous préférons préparer collectivement les décisions, plutôt que les imposer  par le haut.   Dans les moments critiques, nos choix sont fondés sur la confrontation interne d'analyse et d'idées. Nous souhaitons  être ouverts et transparents sur la façon dont ont été prises les décisions clés sur notre positionnement lors des crises les plus complexes. Cette lecture devrait être passionnante pour tous les observateurs de l'action humanitaire ".

 

Des copies imprimées de ces études peuvent aussi être obtenues auprès de  MSF.

 

Médecins Sans Frontières est une organisation humanitaire médicale internationale qui fournit une aide médicale indépendante aux personnes touchées par les conflits armés, les épidémies, l'exclusion des soins de santé et les catastrophes naturelles. Lorsque MSF est témoin d'actes de violence graves, de crises négligées ou d’obstacles à ses activités, l'organisation s'engage à prendre la parole pour en parler.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet « www.speakingout.msf.org »

16/10/2013

Deuxième édition du concours VIH Pocket Films

 

Ce concours -dont l’objectif est d’informer les jeunes sur le VIH et les sensibiliser aux risques sexuels- concerne les 15-25 ans qui sont invités à réaliser une courte vidéos (2 minutes) sur le VIH à partir de leur téléphone portable. Seuls ou en groupe, les participants peuvent déposer leur vidéo jusqu'au 31 janvier 2014 sur www.sidaction.org


 

Un jury, composé de professionnels de l'audiovisuel, de la communication et de la lutte contre le sida, sélectionnera les vidéos gagnantes à l'occasion du Sidaction 2014.


Les vidéos gagnantes seront intégrées sur un DVD pédagogique qui sera diffusé à plus de 19 000 structures accueillant des jeunes à l'occasion du 1er décembre 2014, journée mondiale de lutte contre le sida.

 Retrouvez la suite de l'article :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/956519-.html


L’affiche du concours VIH Pocket Films 2013 : https://www.sidaction.org/e_img/chapitres/affiche_vihpocketfilms_2013.jpg

 

 

 

 

15/10/2013

A lire dans le +du NouvelOBS : Prévention santé que font les acteurs concernés

Les assureurs complémentaires ont un rôle indéniable à jouer dans le domaine de la prévention santé. Mais au final quelle place lui accordent-ils vraiment ? Quelles actions mènent-ils ?
 

Selon l'auteur de l'article, la durée de fidélité des assurés tournerait autour de 7 ans.... ce qui constituerait un frein à la mise en place d'une vraie politique de prévention dont les résultats s'observent sur le long terme.

 

Dans les faits les organismes complémentaires soutiennent les actions mises en place par le régime obligatoire et développent quelques actions spécifiques, en particulier dans les structures professionnelles pour lesquelles les durées d’adhésion sont plus longues.

Ainsi chez BTP, il existe une structure dédiée, l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) qui mène actuellement une expérimentation en collaboration avec un laboratoire pharmaceutique sur l’AVC dans le Nord-Pas de Calais.

Force est de reconnaître que le poids économique de la prévention, constitue un frein, d’autant que l’interdiction d’accès aux données de santé ne permet pas  aux assureurs complémentaires d’en mesurer l’efficacité !



A chacun son avis.

La prévention ne devrait-elle pas concerner tous les acteurs de santé et au 1er chef, chacun de nous !