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07/03/2013

HandiCaPZéro communique : la beauté pour toutes les femmes

Depuis le 5 mars 2013, Yves Rocher, accompagné de HandiCaPZéro, offre à toutes les femmes aveugles et malvoyantes son dispositif 2013 spécialement conçu pour elles : Le livre Vert de ma beauté (Braille ou Audio Daisy), des étiquettes (braille et caractères agrandis) pour identifier les produits, une carte personnalisée.

 

La beauté pour toutes les femmes.

 
HandiCaPZéro accompagne Yves Rocher pour que chaque femme, aveugle ou malvoyante, profite de conseils d'experts, tests beauté, innovations, information sur les différentes gammes de produits de la marque cosmétique préférée des Françaises.

indispensable.

Le Livre Vert de la Beauté 2013, catalogue proposé chaque année par la marque, se feuillète en braille, s'écoute au format audio Daisy (C.D.), se découvre et se télécharge sur handicapzero.org.

Ces éditions adaptées sont proposées gratuitement depuis 2008.

pratique.

En braille et en caractères agrandis, démaquillant, crème de jour, gel douche… se collent sur les  produits pour mieux les identifier.
Un jeu de 66 étiquettes génériques est offert avec le Livre Vert de ma Beauté.

utile.

Une carte personnalisée mentionne en braille et en caractère agrandis, les coordonnées du service clients pour être en relation avec une conseillère beauté.
 
le Livre Vert de ma Beauté 2013.
- commande gratuite au format choisi (braille, CD audio), sur handicapzero.org, à contact@handicapzero.org, au 0800.39.39.51 (appel gratuit depuis un poste fixe en France).
- consultation et téléchargement à partir de handicapzero.org
 
HandiCaPZéro (créée en 1987) facilite l'autonomie quotidienne des personnes aveugles et malvoyantes.
En partenariat avec des entreprises et des collectivités, l'association propose gratuitement des dispositifs accessibles : éditions adaptées (braille, caractères agrandis, audio Daisy), web accessible... dans les domaines de l'information, la santé, l'emploi, la vie pratique, le sport, les loisirs... handicapzero.org.

21/02/2013

Le point sur la contraception définitive

 
La réalité des chiffres en France
 
En France, il a fallu attendre la loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception,
pour que le recours aux différentes méthodes de contraception définitive soit légalisé. Celles-ci répondent aux besoins
d’hommes et de femmes qui ne souhaitent plus ou pas avoir d’enfants. La contraception définitive permet ainsi à
ces couples d‘acquérir la liberté de ne plus y penser.
Trois techniques sont à leur disposition : la vasectomie pour les hommes, la ligature des trompes sous coelioscopie
ou bien la pose d’implants intra-tubaires sous hystéroscopie (méthode Essure®) pour les femmes. Cette dernière
méthode, introduite en France en 2002, constitue une véritable alternative : alors que la ligature des trompes
nécessite une hospitalisation et une anesthésie générale, la méthode Essure s’effectue en moins de dix minutes, ne
nécessite pas d’anesthésie générale et s’effectue en ambulatoire, dans un établissement de santé public ou privé.
Elle n’implique donc pas d’incision et permet à la plupart des femmes qui en bénéficient de reprendre leurs activités
le jour-même.
Le chirurgien gynécologue place des implants dans les trompes de Fallope en passant par les voies naturelles (vagin,
col de l’utérus, utérus). Dans les trois mois qui suivent, l’organisme forme une barrière naturelle autour de ces implants
intra-tubaires pour empêcher les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule. Trois mois après l’intervention, un examen de
contrôle (radiographie ou échographie) permet de vérifier leur bon positionnement. Entre le moment de l’intervention
et jusqu’à la confirmation par le chirurgien gynécologue du succès de
la pose, il est donc indispensable d’utiliser une autre méthode de
contraception.
Aujourd’hui, les trois techniques de contraception définitive sont
intégralement remboursées par la Sécurité Sociale
 
(2).
Un décret paru au Journal officiel du 14 novembre dernier
 
(1) a réinstauré le
remboursement de l’acte de pose des implants intra-tubaires, suspendu

depuis la fin de l’année 2010, pour les femmes de moins de 40 ans.

La situation de la contraception définitive en France
 
En 2006, la méthode Essure représente 4 631 poses. Les ligatures par voie coelioscopique sont au nombre
 
de 19 546.
 
En 2009, les poses d’implants intra-tubaires (15 094) rejoignent quasiment les ligatures par voie coelioscopique
 
(15 537). Ainsi, en seulement quatre ans, la méthode Essure passe de 19% des actes de contraception définitive
 
à 49%. Dans le même temps, les ligatures par voie coelioscopique, qui représentaient 81% des actes de
 
contraception définitive, passent à 51%.
 
 
En 2010, la méthode Essure représente 18 000 poses, alors que les ligatures par voie coelioscopique ne
 
dépassent plus les 15 000.
 
 
 
 
 
Comment expliquer cette progression régulière ?
 
La légalisation de la contraception définitive du 4 juillet 2001 : avant cette loi, les femmes ne pouvaient pas avoir
 
recours « à la stérilisation » pour des besoins contraceptifs… elle était considérée alors comme une « mutilation au
 
corps ». La France est un des derniers pays européens à l’avoir légalisé. La Hollande, l’Angleterre et l’Espagne l’avaient
 
fait dans les années 70 et le Portugal au début des années 80.
 
La méthode Essure elle-même explique aussi, en grande partie, cette progression. En effet, jusqu’en 2002, les femmes
 
souhaitant recourir à une contraception définitive ne disposent que d’une méthode : la ligature des trompes (ou
 
ligature par voie coelioscopique). Or, celle-ci nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie, avec les risques,
 
et donc les réticences que cela suppose. « L’arrivée d’Essure change tout ! Il est désormais possible de bénéficier
 
d’une procédure rapide, sans anesthésie, sans cicatrice, en ambulatoire… » commente le Docteur Pierre Panel, chef
 
du service de gynécologie-obstétrique du Centre hospitalier de Versailles. « Je la compare en quelque sorte à la pose
 
d’un dispositif intra-utérin lors d’une consultation de ville ! La méthode Essure, lorsque la procédure est correctement
 
suivie du début à la fin, offre un confort et une tranquillité d’esprit particulièrement appréciés des femmes. »
 
 
 
 
 
Une efficacité rigoureusement évaluée en population générale.
 
Tel est l’objectif d’une étude d’envergure
 
(3), menée par le Professeur Hervé Fernandez, chef du service de gynécologie
 
obstétrique à l’hôpital du Kremlin Bicêtre et par le Docteur Pierre Panel, chef du service de gynécologie-obstétrique
 
du Centre hospitalier de Versailles. « Jusqu’à présent, nous ne disposions pas de données en population générale »
 
souligne le Professeur Hervé Fernandez.
 
Cette étude a collecté les données hospitalières dans la base du PMSI MCO (programme médicalisé des systèmes
 
d’informations en médecine chirurgie obstétrique) concernant les interventions tubaires entre 2006 et 2010. En tout,
 
ce sont donc plus de 109 000 actes de contraception définitive féminine, toutes techniques confondues, qui ont été
 
étudiés. Le critère d’efficacité retenu est le nombre de grossesses naturelles survenues après l’acte de contraception
 

définitive. Sachant que sur les 4 ans étudiés, la moyenne et la médiane d’âge ont peu varié et se situent à 40 et 41 ans.

 

Pour la méthode Essure


Sur l’ensemble des implants intra-tubaires (méthode Essure) posés sur les quatre années étudiées, soit 39 169, le


nombre de grossesses naturelles s’élève à 147, soit 0,38%. Un chiffre extrêmement faible.


Comment expliquer ces grossesses naturelles dans le cas de la technique Essure ? Le Professeur Hervé Fernandez


retient trois raisons susceptibles d’expliquer ces échecs :



>
 
 
 
L’absence de contrôle d’un bon positionnement des implants qui doit intervenir trois mois après la procédure.


Certaines femmes y échappent, par oubli ou par négligence…



>
 
 
 
La mauvaise interprétation des résultats des examens de contrôle pratiqués trois mois après la pose.


>
 
 
 
Le non recours à un contraceptif pendant la période de trois mois qui suit la pose des implants intra-tubaires,


laps de temps nécessaire au dispositif pour obturer de manière efficace les trompes de Fallope.


Comme le souligne le Professeur Hervé Fernandez, si la procédure est correctement respectée (contrôle du bon


positionnement des implants au bout de trois mois, prescription et utilisation d’un contraceptif pendant cette période


et interprétation correcte des résultats des examens de contrôle), « le taux de grossesse est proche de zéro ! »



Pour la ligature des trompes


Le nombre de grossesses naturelles est supérieur en cas de ligatures tubaires, puisqu’il est de 332, soit 0,47%. La


différence est statistiquement significative et d’autant plus intéressante à noter qu’elle se situe dans un contexte


d’augmentation régulière du recours à la méthode Essure.



 
 
Evaluation de la satisfaction


L’efficacité d’une méthode de contraception définitive se mesure également au taux de satisfaction des principales


intéressées. C’est l’un des objectifs de l’étude SUCCESS 2
 
(4), menée par le Docteur Pierre Panel, chef du service de


gynécologie-obstétrique du Centre hospitalier de Versailles. Cette étude multicentrique, menée auprès de 12 services


hospitaliers, publics et privés, concerne 2575 patientes ayant bénéficié de la méthode Essure. Elle a le mérite


d’intégrer, pour la première fois, les situations complexes (pose associée à l’ablation d’un fibrome, antécédent de


grossesse extra-utérine, trompes anormales, utérus modifié etc). C’est donc une véritable enquête observationnelle.


Dans cette étude, les patientes se déclarent satisfaites ou très satisfaites à 98%. Comme le souligne le Docteur Pierre


Panel, « peu de contraceptifs classiques, non définitif, n’atteignent un tel taux de satisfaction ! » 

Un retour en arrière est-il possible ?
L’étude d’envergure, menée par le Professeur Hervé Fernandez et le Docteur Pierre Panel, apporte des informations
 
scientifiques inédites en population générale qui montrent à la fois l’efficacité des méthodes de contraception définitive
 
féminine, mais elle évalue aussi, pour la première fois, les changements d’avis qui peuvent survenir après une
 
intervention, du côté des patientes. C’est une question essentielle : en effet, en France, il existe encore des réticences
 
concernant la contraception définitive, de par son caractère irréversible. Les femmes ne risquent-elles pas de regretter
 
leur décision ? Une séparation, la rencontre d’un nouveau conjoint, une nouvelle vie ne sont-ils pas l’occasion de se
 
réinterroger sur son désir d’enfant ? Pour la première fois, cette étude répond à ces questions et permet de réviser
 
quelques idées reçues concernant les femmes !
 
 
 
 
 
Les changements d’avis sont très faibles(5).
 
Dans tous les cas, les ordres de valeur sont très faibles, et c’est encore plus vrai avec la méthode Essure.
 
Méthode Essure : 0,025%
 
(10 /39169*100)
 
Ligature des trompes : 0,20%
 
(144 / 70108*100)
 
La littérature médicale montre également que si regret il y a, il est intimement lié à l’âge de la femme. C’est là
 
qu’intervient l’importance du dialogue entre la femme et son médecin. Que ce soit la ligature des trompes ou la
 
méthode Essure, la contraception définitive doit être présentée comme irréversible.
 
Or, en France, l’étude d’envergure le montre bien : les âges « moyen et médian » des femmes choisissant une contraception
 
définitive varient peu et se situent à 40 ans et 41 ans. Ce qui est beaucoup plus tardif que dans tous les
 
autres pays.
 
« En France et contrairement à beaucoup d’autres pays, explique le Docteur Pierre Panel, la loi prévoit un délai de
 
réflexion de 4 mois. Celles qui font ce choix ont donc eu le temps de peser le pour et le contre et de prendre leur
 
décision en toute connaissance de cause. »
 
 
 
 
 
Les médecins le disent, les études le prouvent :
 
les femmes savent ce qu’elles veulent !
 
 
 
 
Certes, il est légitime de se poser la question de l’irréversibilité des méthodes de contraception définitive. Comme
 
le dit le Docteur Pierre Panel, « il existe une différence entre ne plus vouloir d’enfant et ne plus pouvoir. » Mais le
 
colloque singulier entre le médecin et sa patiente est justement là pour que toutes les questions puissent être abordées,
 
y compris les contradictions et les ambivalences liées à ce choix.
 
Pourtant, penser que les femmes ne sont pas capables d’assumer leur décision – même s’il y aura toujours un
 
pourcentage incompressible de changements d’avis – c’est faire peu de cas de leur capacité de réflexion et de leur
 
liberté d’action. C’est ce qui ressort de l’entretien ci-dessous, mené avec un médecin de terrain qui connaît bien les
 

demandes des femmes en terme de contraception, qu’elle soit classique ou définitive.

24/01/2013

Lancement du programme européen de soutien aux femmes vivant avec le VI

Quand annoncer sa séropositivité à son partenaire ? Comment gérer au mieux sa vie sexuelle ? Quels sont ses droits quand on est une femme vivant avec le VIH ?...

Les femmes infectées par le VIH pourront trouver réponses à leurs questions dans un programme unique de soutien consultable gratuitement sur le site internet : www.sheprogramme.fr. Le programme SHE a été élaboré par des femmes infectées par le VIH, des associations de patients et des médecins spécialisés dans le suivi de patients atteints du VIH. Il a vocation à aider les femmes et les jeunes filles atteintes du VIH à mieux vivre avec le VIH, à développer leur autonomie et à reprendre confiance en elles, grâce, entre autres, à la mise en place de groupes d’entraide.Chaque seconde une femme est contaminée par le VIH dans le monde[1]. En 2010 en France, les femmes représentaient 32% des personnes nouvellement dépistées séropositives, dont 13% ayant moins de 25 ans[2]. En 2009, en France 48 000 femmes étaient infectées par le VIH[3]. Un programme dédié aux femmes séropositives Associations de patients, médecins spécialisés dans la prise en charge de patients atteints de VIH et femmes séropositives ont collaboré ensemble en Europe afin de mettre au point un programme unique, SHE, destiné plus spécifiquement aux femmes porteuses du virus du sida, afin de répondre aux questions qu’elles peuvent se poser. Des échanges bénéfiques pour améliorer la qualité de vie Discrimination, rejet, violence, précarité, isolement…., sont le lot de nombreuses femmes atteintes du VIH. « La grande majorité des femmes qui viennent à Ikambere souffrent de discrimination liée à leur séropositivité. Certaines ont été exclues par leur mari ou leur famille ; d’autres ont été licenciées. Ces femmes se trouvent plongées dans une grande précarité et dans une profonde détresse émotionnelle. Différents groupes de discussion entre pairs sont organisés dans les associations de patients ou à l’hôpital. Les participantes échangent sur une thématique du programme et font part de leur expérience, des difficultés rencontrées, de leurs peurs, de leurs succès. Une optimisation de la prise en charge contraception, grossesse, ménopause... Les femmes ont des spécificités dont il faut tenir compte dans leur prise en charge médicale. Le programme permet aux professionnels de santé d’être sensibilisés à ces problématiques. [1]ONUSIDA2011. Disponible sur www.unaids.org/en/resources/infographics/20120608gendereveryminute/ dernier accès janvier 2013. [2]Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire – InVS. L’infection à VIH-sida en France en 2009-2010 : découvertes de séropositivité, admissions en ALD et pathologies inaugurales de sida. 29 novembre 2011. Disponible sur www.invs.sante.fr/content/download/23800/134355/version/15/file/BEH_43_44_2011.pdf. Dernier accès janvier 2013 [3]Rapport ONUSIDA/OMS 2010. Disponible sur www.sheprogramme.fr En savoir plus : Retrouvez toutes les thématiques de la boîte à outils, de plus amples informations et des vidéos gratuitement sur : www.sheprogramme.fr http://www.unaids.org/GlobalReport/documents/20101123_GlobalReport_full_en.pdf dernier accès janvier 2013 Association ayant participé pour la France à l’élaboration du Programme SHE : Sida Info Service, www.sida-info-service.org/